En savoir plus sur les problèmes endocriniens

Surplus de poids et obésité

Cette fiche vous donnera de l’information sur le surplus de poids et l’obésité ainsi que leurs conséquences sur la santé.

Qu’est-ce qu’un poids santé, un surplus de poids et l’obésité?

Le calcul de l’indice de masse corporel (IMC) permet d’évaluer le poids d’une personne et de déterminer si cette personne a un poids santé.  Il se calcule à l’aide du poids et de la taille avec la formule suivante :

IMC      =                 Poids (kilogrammes)

                        Taille (mètre) x Taille (mètre)

Voici les catégories de poids selon l’IMC pour les adultes :

Valeur d’IMCSignification
Moins de 18.5 kg/m2

Poids insuffisant

Poids pouvant occasionner certains risques pour la santé

18.5 et 24.9 kg/m2

Poids santé

Poids optimal qui n’augmente pas les risques pour la santé

25 et 29.9 kg/m2

Embonpoint

Excès de poids pouvant occasionner certains risques pour la santé

Plus de 30 kg/m2

Obésité

La personne est à risque de développer certaines maladies en raison de son poids


Chez les enfants, étant donné qu’ils sont en croissance,  l’IMC normal change selon l’âge. Des courbes d’IMC existent et peuvent être consultées.

Cette formule n’est pas parfaite car elle ne tient pas compte de certains éléments comme les muscles de la personne, qui pèsent lourd sur la balance et font augmenter l’IMC sans être mauvais pour la santé. La formule ne tient pas compte non plus de l’endroit où se retrouve la graisse.  C’est le surplus de gras, surtout abdominal ou  viscéral (gras entre les intestins et autres organes), qui est nuisible pour la santé. Il faut donc interpréter l’IMC en tenant compte de la condition physique globale de la personne. 

Il est également utile de mesurer le tour de taille car ceci évalue indirectement le gras abdominal qui est particulièrement mauvais pour la santé. Il se mesure avec un ruban à mesurer placé au haut du bassin selon une technique précise. Plus le tour de taille augmente, plus il y a de risques pour la santé.  Les valeurs de tour de taille peuvent varier selon l’ethnicité.

Pourquoi le surplus de gras est mauvais pour la santé?

Le surplus de gras, surtout le gras abdominal, produit des substances nocives qui influencent le fonctionnement des autres organes comme le foie et le pancréas. Cela contribue au mauvais cholestérol, à l’athérosclérose (vieillissement prématuré des artères) et à l’augmentation du taux de sucre dans le sang. C’est  l’impact métabolique du surplus de gras. Aussi, le gras en surplus peut nuire par sa lourdeur au fonctionnement de certaines parties du corps comme les articulations et les voies respiratoires.

Est-ce fréquent?

Au Canada, plus d’un adulte sur trois souffre d’embonpoint et environ une personne sur quatre est obèse. On parle actuellement d’une épidémie d’obésité dans le monde car le nombre de personnes obèses a considérablement augmenté dans plusieurs pays durant les dernières décennies. Aujourd’hui, même les enfants sont touchés par l’épidémie d’obésité.

Quelle sont les causes de l’obésité?

L’obésité est une condition compliquée qui a habituellement plusieurs causes expliquant le surplus de poids:

-       Mauvaises habitudes alimentaires (gras, sucres concentrés, boissons gazeuses, restauration rapide ou autres restaurants, portions excessives, grignotage, horaire irrégulier de repas, etc.)

-       Bagage génétique (tendance à l’obésité dans la famille)

-       Sédentarité (activité physique insuffisante, travail sédentaire, temps d’écoute télévisée, de jeux vidéo ou d’ordinateur)

-       Certains médicaments (certains anti-dépresseurs ou anti-psychotiques, cortisone, etc.)

-       Grossesse ou ménopause

-       Troubles du fonctionnement de certaines glandes (par exemple hypothyroïdie)

-        Facteurs psychologiques (compulsions alimentaires, dépression, anxiété, etc)

-       Autres causes rares

Quelles sont les conséquences de l’obésité sur la santé?

L’obésité augmente le risque de plusieurs maladies chroniques et même de certains cancers.

Risques cardiovasculaires et métaboliques de l’obésité 
  • Hypertension artérielle
  • Cholestérol élevé
  • Maladies cardiaques
  • Accident vasculaires cérébraux
  • Diabète type 2 et diabète de grossesse

 

Autres conditions médicales dont le risque est augmenté chez les personnes avec obésité
  • Apnée du sommeil  (ronflement  avec arrêts respiratoires la nuit et occasionnant une fatigue importante et endormissements durant la journée)
  • Thrombose veineuse et embolie pulmonaire (caillot)
  • Pierres dans la vésicule biliaire (pierres au foie)
  • Reflux d’estomac
  • Arthrose aux genoux et chevilles
  • Menstruations irrégulières, troubles de fertilité
  • Trouble de l’érection


L’obésité est associé à une augmentation du  risque de cancer comme le cancer du côlon, sein, utérus, œsophage ou rein .

Comme vous voyez l’obésité occasionne de nombreux risques pour la santé. Heureusement nous savons qu’une perte de poids  améliore de façon significative la santé et qu’une perte de 3-5% du poids initial permet déjà d’avoir certains bienfaits. L’hypertension, le diabète, l’apnée du sommeil sont grandement améliorés par la perte de poids, ainsi que la mobilité et la qualité de vie.

Que peut-on faire?

Toute personne devrait être sensibilisée aux habitudes de vie saine pour maintenir un poids santé.

Une personne avec un excès de poids (IMC de  25 kg/m2 ou plus) ou un tour de taille augmenté devrait viser de saines habitudes de vie  afin d’améliorer sa santé en général et si possible, viser une perte de poids.  En effet c’est  la première étape pour une meilleure santé :

-       Alimentation saine réduite en gras et en sucres concentrés

-       Exercice physique régulier 30 à 60 minutes par jour,  3-5 jours par semaine

Pour les patients avec obésité, il est souhaitable d’avoir recours à des stratégies plus structurées pour viser une perte de poids. Il est important d’établir un objectif réaliste de perte de poids et d’effectuer des changements à long terme de ses habitudes de vie. Le maintien de la perte de poids est un défi encore plus important que la perte de poids elle-même : si les changements ayant permis une perte de poids sont abandonnés, le poids sera habituellement repris.

Évaluation médicale :

Par un questionnaire, un examen physique et des tests sanguins, votre médecin évaluera vos risques personnels ou la présence de maladies liées à l’obésité. Un dosage du cholestérol et autres gras sanguins et un dépistage du diabète sont souhaitables. En cas de fatigue importante, ronflements et endormissements, votre médecin pourrait vous recommander une évaluation pour l’apnée du sommeil. Si vous prévoyez commencer un programme vigoureux d’activité physique, il peut être important d’en discuter  avec votre médecin.

Changements nutritionnels:

-       Évaluation avec une nutritionniste

-       Alimentation équilibrée et réduite en calories

Il faut savoir qu’il n’y a pas de diète miracle. L’important est qu’elle entraîne une réduction appropriée du nombre total de calories ingérées, sans être trop sévère. Elle doit demeurer équilibrée et contenir les quatre groupes alimentaires pour ne pas entraîner de carences. Il faut éviter, entre autres, les boissons sucrées (boissons gazeuses, jus, smoothies, alcool, cafés aromatisés, etc.) et aussi d’éviter de sauter des repas.

Activité physique :

-       Évaluation par un spécialiste de l’exercice si possible

-       Habituellement un minimum de 30 minutes d’exercice physique d’intensité moyenne la plupart des jours de la semaine est nécessaire. Une intensité moyenne d’exercice vous permet de parler mais pas de chanter.

Aide psychologique :

Pour les personnes chez qui les émotions, la dépression ou l’anxiété influencent l’alimentation, ainsi que pour les personnes ayant des compulsions alimentaires, l’aide psychologique sera un élément clé.

Les pièges à éviter :

Les diètes très basses en calories (moins de 800 calories par jour) sont fortement déconseillées en raison de dangers potentiels pour la santé, sauf dans de rares cas et avec un encadrement médical spécialisé.

Il faut se méfier des programmes de perte de poids promettant une perte de poids rapide et importante. Il n’y a pas de recette miracle ni de perte de poids durable sans efforts à long terme!

Les médicaments :

 En cas d’échec au changement des habitudes de vie chez les personnes avec  IMC de plus de 30 kg/m2 ou de plus de 27 kg/m2 avec maladie liée à l’obésité, votre médecin peut considérer utiliser un médicament pour aider à la perte de poids. Ces médicaments coûtent cher, ne sont pas remboursés par l’assurance maladie et peuvent ne pas vous convenir.  De plus, il faut savoir qu’à l’arrêt de ces médicaments on observe habituellement une reprise de poids.

Les chirurgies bariatriques (chirurgie ayant comme but la perte de poids) :

Les personnes avec obésité sévère peuvent être considérées pour une chirurgie bariatrique si les changements des habitudes de vie n’entraînent pas une perte de poids adéquate.

Il existe plusieurs types de chirurgies bariatriques. Ces chirurgies engendrent une perte de poids plus importante en restreignant la quantité de nourriture ingérée et/ou en nuisant à l’absorption de la nourriture. Ces chirurgies doivent aussi s’accompagner de changements sérieux des habitudes de vie et d’adaptation diététiques particulières.

Un des attraits important de ces chirurgies est l’amélioration des maladies liées à l’obésité. Il faut savoir qu’après une chirurgie bariatrique, la prise de suppléments vitaminiques et un suivi médical à vie est nécessaire.

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Veuillez noter qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information des nouveautés peuvent être apparues. Votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Les personnes transgenres

L’hormonothérapie féminisante ou masculinisante est un traitement médical requis pour plusieurs personnes transgenres (ou trans).

Cette capsule a pour but de vous donner des informations générales au sujet des hormonothérapies,  leurs effets et risques potentiels ainsi que le suivi médical nécessaire.

Quels sont les critères pour recevoir l’hormonothérapie?

L’hormonothérapie peut être débutée après une évaluation psychosociale adéquate faite par un professionnel de la santé qualifié (souvent un psychologue, sexologue ou psychiatre).

Les critères pour l’hormonothérapie sont :

  1. Une dysphorie du genre persistante et bien documentée (conviction douloureuse d’être né dans un corps de l’autre sexe)
  2. La capacité de prendre une décision en toute liberté,  avec toute l’information nécessaire, et de consentir au traitement.
  3. Absence d’une maladie physique ou mentale pouvant interférer ou nuire avec le diagnostic ou le traitement hormonal.

Quels sont les traitements hormonaux utilisés?

Pour les trans-hommes (de femme à homme), l’hormonothérapie masculinisante consiste à un traitement de testostérone. La testostérone peut se donner par injections sous la peau ou dans le muscle, par application de gel ou par solution cutanée. Parfois, d’autres traitements hormonaux peuvent être prescrits.

Pour les trans-femmes (d’ homme à femme) l’hormonothérapie féminisante consiste en :

  1. Des anti-androgènes, par comprimés et plus rarement par injections, pour réduire les hormones masculines.
  2. De l’estrogène, par comprimés ou timbre (“patch”).
  3. De la progestérone, en comprimés, dans certains cas.

Le choix du traitement se fait selon les recommandations du médecin ainsi que les préférences du patient. Il n’y a pas d’évidence qu’une façon approuvée d’administrer le traitement est plus efficace qu’une autre.

Quels sont les effets physiques des hormones?

Les hormones induisent des changements physiques qui sont en harmonie avec l’identité de genre.

Chez les trans-hommes, on s’attend à observer: la voix plus grave, l’augmentation de la pilosité faciale et corporelle, la croissance du clitoris, l’arrêt des menstruations, la réduction de la taille des seins et la redistribution des graisses (surtout autour du ventre).

Chez les trans-femmes, on s’attend à observer: la croissance des seins, la diminution des érections, la diminution de la taille des testicules et la redistribution des graisses (surtout autour des hanches).

Dans les deux cas, la fertilité est fortement compromise.

La plupart des changements s’observent sur une période de 2 ans. La rapidité et la qualité des changements est variable d’une personne à une autre.

Voici un tableau qui résume la plupart des effets des hormones masculinisantes :

Effets Début attendu Effet maximal attendu
Voix plus grave 3-12 mois 1-2 ans
Croissance des poils 3-6 mois 3-5 ans
Croissance du clitoris 3-6 mois 1-2 ans
Arrêt des menstruations 2-6 mois -
Redistribution des graisses 3-6 mois 2-5 ans
Peau grasse / Acné 1-6 mois 1-2 ans
Calvitie Variable Variable
Augmentation de la masse musculaire 6-12 mois 2-5 ans
Atrophie vaginale 3-6 mois 1-2 ans


Voici un tableau qui résume la plupart des effets des hormones féminisantes :

Effets Début attendu Effet maximal attendu
Croissance des seins 3-6 mois 2-3 ans
Diminution des érections 1-3 mois 3-6 mois
Diminution de la taille des testicules 3-6 mois 2-3 ans
Redistribution des graisses 3-6 mois 2-5 ans
Diminution de la masse musculaire 3-6 mois 1-2 ans
Peau plus douce 3-6 mois Incertain
Diminution de la libido 1-3 mois 1-2 ans
Ralentissement de la pousse de poils 6-12 mois Plus de 3 ans

Quels sont les risques reliés à l’hormonothérapie?

Bien que l’hormonothérapie soit utilisée chez plusieurs personnes et depuis longtemps, les effets à long terme chez la population transgenre ne sont pas encore bien étudiés. Il y a tout de même des effets secondaires connus de l’hormonothérapie qu’il faudra surveiller.

Chez les trans-hommes, la testostérone peut entraîner de l’acné, de la calvitie, un gain de poids, une augmentation des globules rouges, une augmentation du cholestérol et aussi une élévation des enzymes du foie. Elle peut également contribuer à l’apparition d’hypertension, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Chez les trans-femmes, les hormones peuvent entraîner une augmentation du risque de faire des caillots sanguins ou de faire des pierres dans la vésicule biliaire. Elle peuvent causer une élévation des enzymes du foie, contribuer à un gain de poids et à une augmentation du cholestérol. Il y a également un risque de maladie cardiovasculaire, d’hypertension et de diabète de type 2.

Du point de vue de la fertilité, une discussion pourra être faite avec votre médecin au sujet de la congélation du sperme ou des ovules.

 

Pour minimiser le risque relié aux hormones, il faudra :

  1. Prendre les hormones aux doses prescrites
  2. Éviter de prendre des médicaments similaires ou de les partager avec d’autres personnes
  3. Faire un suivi médical et contacter un professionnel de la santé si vous ressentez des effets physiques ou mentaux inhabituels et dérangeants
  4. Faire des prises de sang selon les recommandations de votre médecin

Quel est le suivi nécessaire une fois sous hormonothérapie?

Le suivi devrait être plus fréquent dans la première année de l’initiation du traitement pour évaluer la réponse aux hormones et les effets secondaires ressentis. Par la suite, les rendez-vous seront espacés mais demeureront nécessaires à vie.

La meilleure façon de mesurer la réponse aux hormones est de voir s’il y a un développement des caractéristiques physiques féminines ou masculines. Pour aider à prédire cette réponse il est possible de mesurer le niveau sanguin de testostérone ou d’estrogène. Cependant, il faut éviter des niveaux sanguins qui dépassent la normale.

Important :

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Cependant, votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Notez aussi qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information que des nouveautés peuvent être apparues, raison de plus pour vous fier à votre médecin.

Nodule thyroïdien

Vous avez appris que vous aviez un nodule thyroïdien. Cette annonce peut vous rendre inquiet. C’est tout à fait normal. Cette fiche vous aidera à mieux comprendre cette condition.

Qu’est-ce qu’un nodule thyroïdien?

Les nodules ou “bosses” de la thyroïde sont relativement fréquents. Les nodules apparaissent à la suite d’une croissance anormale des cellules de la thyroïde. Les nodules peuvent être solides, remplis de liquide, ou les deux. Un nodule qui est totalement rempli de liquide s’appelle un kyste et n’est pas inquiétant.

Ils sont découverts par le patient lui-même, le médecin lors de la palpation de la région du cou ou lors des examens en radiologie. Leur découverte est souvent par hasard, car ils causent rarement des symptômes. Si le nodule est très gros, en général plus de 4 cm, il peut causer un inconfort au cou ou une gêne lorsqu’on respire ou avale. Rarement, la voix peut devenir anormale.

Est-ce que les nodules thyroïdiens sont fréquents?

Oui, on détecte des nodules thyroïdiens de plus en plus souvent. Ils sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes et on en découvre plus avec l’âge. Ainsi, si on faisait des échographies de la thyroïde à toutes les femmes de plus de 50 ans, on trouverait probablement des nodules chez près d’une femme sur deux.  

Comment évalue-t-on un nodule thyroïdien et comment le traite-t-on?

Votre médecin commencera d’abord à vous poser des questions et à faire un examen physique. Il demandera une prise de sang pour évaluer comment fonctionne votre thyroïde.

Si la prise de sang montre que votre thyroïde est hyperactive (trop d’hormones thyroïdiennes), votre médecin fera d’autres tests pour voir si le nodule de votre thyroïde est responsable de ce surplus d’hormones. Un examen de médecine nucléaire (scintigraphie thyroïdienne) va permettre de dire si votre nodule produit trop d’hormones. Si c’est le cas, un traitement avec des médicaments,  une pilule d’iode radioactif ou  une chirurgie vous sera suggéré.

Si votre thyroïde fonctionne au ralenti, un supplément d’hormones thyroïdiennes vous sera donné. Sachez que votre nodule n’est pas responsable de ce manque d’hormones. D’ailleurs, la grande majorité des nodules se retrouvent dans une glande thyroïde qui fonctionne normalement. On ne peut pas détecter un nodule thyroïdien par une prise de sang. Une échographie thyroïdienne est nécessaire si votre médecin suspecte un nodule.

Si votre thyroïde fonctionne normalement ou au ralenti, une échographie sera demandée. Selon le résultat de l’échographie, votre médecin décidera si une biopsie est nécessaire.

Comment fait-on une biopsie de la thyroïde?

On fait une biopsie en insérant une petite aiguille dans le nodule pour en prélever des cellules et les analyser au microscope. Le but ici est de savoir quelle sorte de nodule vous avez. La plupart des nodules sont des tumeurs bénignes mais certains, plus rares, sont des cancers.

 Si la biopsie démontre des cellules cancéreuses, votre médecin vous indiquera les prochaines étapes à suivre. Nous vous référons ici à la capsule écrite spécifiquement sur les cancers de la thyroïde.

Si la biopsie ne démontre pas clairement de cellules cancéreuses, votre médecin décidera avec vous s’il y a lieu de faire des examens ou un traitement supplémentaire.  Plusieurs options(chirurgie ou observation) sont possibles et votre médecin vous guidera dans ces choix.

Est-ce qu’un nodule bénin à la biopsie peut devenir cancéreux?

Il est rare qu’un nodule bénin se transforme en cancer. Cependant, un suivi demeure important pour les premières années après la découverte d’un nodule.

Important :

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Cependant, votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Notez aussi qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information que des nouveautés peuvent être apparues, raison de plus pour vous fier à votre médecin.

L’insuffisance surrénalienne

Vous venez de recevoir un diagnostic d'insuffisance surrénalienne et vous désirez en apprendre un peu plus sur le sujet.  Voici de l'information afin de mieux vous outiller à vivre avec cette maladie.

Qu'est-ce que l'insuffisance surrénalienne?

L'insuffisance surrénalienne est une maladie où le corps n'arrive pas à faire assez de cortisol, une hormone produite par les surrénales.

Qu'est-ce que le cortisol?

Le cortisol est une hormone qui permet au corps de réagir au stress, aux maladies et aux blessures.

Quels sont les symptômes de l'insuffisance surrénalienne?

Lorsque le corps ne fabrique pas assez de cortisol, des symptômes comme des maux de coeur, des vomissements, des douleurs abdominales, des douleurs musculaires ou articulaires, des étourdissements et de la fatigue peuvent apparaître.  Si le problème est dans la surrénale, le goût de manger du sel en grande quantité peut être présent et la peau peut devenir plus foncée. Si le problème est dans l'hypophyse, des maux de têtes ou des problèmes visuels peuvent être présents.

Que sont  les surrénales et l'hypophyse?

Les surrénales sont des glandes au-dessus des reins qui produisent 3 types d'hormones: le cortisol, l'aldostérone (pour la pression artérielle) et certains androgènes (hormones sexuelles ressemblant à la testostérone, mais moins puissantes).  L'hypophyse est une glande à la base du cerveau qui contrôle plusieurs autres glandes.  Elle sécrète de l'ACTH (une autre hormone) qui viendra stimuler les surrénales à faire plus de cortisol.

Pourquoi ai-je une insuffisance surrénalienne?

L'insuffisance surrénalienne peut être causée par un problème de l'hypophyse ou un problème des surrénales.  La cause la plus fréquente au niveau de l'hypophyse est la prise de cortisone pour d'autres problèmes de santé pendant une période prolongée.  L'hypophyse et les surrénales deviennent donc paresseuses et nécessitent un peu de temps avant de redevenir complètement normales.  Des tumeurs bénignes (adénome) à l'hypophyse, une atteinte auto-immune et d'autres problèmes à l'hypophyse peuvent aussi entraîner une baisse du niveau de cortisol.

Au niveau des surrénales, une atteinte auto-immune  est la cause la plus fréquente d’insuffisance surrénalienne au Canada. Normalement, notre corps produit des anticorps pour nous défendre contre une infection. Dans les maladies auto-immunes, le corps se met à produire des anticorps attaquant ses propres organes, ce qui les endommage ou même les détruit.  D'autres maladies plus rares comme des saignements au niveau des surrénales, certains médicaments, des infections chroniques et certaines maladies génétiques peuvent causer une insuffisance surrénalienne.

Comment diagnostique-t-on une insuffisance surrénalienne?

Le médecin procède tout d'abord à un questionnaire et à un examen physique.  Si la suspicion d'insuffisance surrénalienne est grande, il demandera une prise de sang comprenant un cortisol le matin vers 8:00.  Selon le résultat, il est possible que votre médecin doive demander un test plus poussé nécessitant plusieurs prises de sang sur plus d'une heure (le test de stimulation à l'ACTH et le test de stimulation à l'hypoglycémie).  Le test de stimulation à l'ACTH est un test où de l'ACTH, l'hormone fabriquée par l'hypophyse, est injectée pour voir la réponse des surrénales.  Le test de stimulation à l'hypoglycémie est un test où de l'insuline est injectée afin de faire baisser le taux de sucre dans le sang à des niveaux inférieurs à la normale.  Cette baisse du sucre stimule normalement la production de cortisol.  Finalement, un dosage de l'ACTH pourra être fait pour déterminer si l'atteinte provient des surrénales ou de l'hypophyse.

Est-ce qu'il y a des tests de radiologie nécessaires?

La demande de test en radiologie dépendra de l'histoire, l'examen physique et des prises de sang.  Un CT-Scan (TACO) des surrénales ou une IRM (résonance magnétique) de l'hypophyse pourrait être demandé selon la situation.

Comment traiter l'insuffisance surrénalienne?

L'insuffisance surrénalienne est traitée à l'aide de suppléments de cortisol, le plus souvent de l'hydrocortisone deux à trois fois par jour.  Il est important de les prendre à tous les jours.  Si vous faites de la fièvre, que vous êtes malade ou que vous devez avoir une chirurgie pour un autre problème de santé, votre médecin vous demandera d'augmenter la dose d'hydrocortisone. Si vous avez des vomissements et êtes incapable de prendre vos pilules d’hydrocortisone, vous devrez alors aller à l’urgence pour recevoir ce médicament par les veines via un soluté.

Il est très important que vous portiez un bracelet médical avec l’inscription “insuffisance surrénalienne”.

Si vous avez une insuffisance surrénalienne à cause d'un problème au niveau des surrénales, il est possible que votre médecin ajoute de la fludrocortisone à votre traitement selon votre tension artérielle et selon le potassium dans votre prise de sang.

L'ajustement des médicaments se fera selon l'évaluation faite par votre médecin lors des visites de suivi.

Important :

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Cependant, votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Notez aussi qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information que des nouveautés peuvent être apparues, raison de plus pour vous fier à votre médecin.

L’HYPERPROLACTINÉMIE

Vous avez appris que vous aviez une hyperprolactinémie, ou surplus de prolactine. Cette annonce peut vous rendre inquiet. C’est tout à fait normal. Cette fiche vous aidera à mieux comprendre cette condition et à diminuer l’inquiétude.

Qu’est-ce que la prolactine?

La prolactine est une hormone produite par votre glande hypophyse, qui se trouve à la base du cerveau.

Quel est le rôle de la prolactine?

Tous les adultes, hommes et femmes, produisent une petite quantité de prolactine. Elle est surtout nécessaire chez les femmes, après un accouchement, car elle permet d’allaiter.  Chez les hommes, son rôle demeure inconnu.

Comment est contrôlée la prolactine dans votre organisme?

Votre niveau de prolactine est régulé par une partie de votre cerveau appelée l’hypothalamus.  Plusieurs facteurs peuvent influencer votre niveau de prolactine : le stress, l’exercice physique intense, une grossesse ou encore certaines maladies.

Qu’est-ce que l’hyperprolactinémie?

Si vous présentez une hyperprolactinémie, cela veut dire que votre niveau de prolactine est trop élevé dans votre organisme, car votre hypophyse produit un surplus de prolactine.  Ce surplus entraîne généralement un débalancement des hormones sexuelles (estrogènes chez la femme et testostérone chez l’homme) qui peut causer des symptômes.

Est-ce que l’hyperprolactinémie est fréquente?

L’hyperprolactinémie est relativement fréquente chez les femmes (environ 1 femme sur 1000) et plus rare chez les hommes (environ 1 homme sur 5000).  

Quels sont les symptômes de l’hyperprolactinémie?

L’hyperprolactinémie peut entraîner les symptômes suivants :

  • Chez les femmes : cycles menstruels irréguliers ou absents, écoulement de lait au niveau des seins, infertilité.
  • Chez les hommes : baisse de la libido, trouble érectile, infertilité et plus rarement, développement des seins.
  • Parfois aucun symptôme

Selon la cause de l’hyperprolactinémie (voir plus loin), vous pouvez aussi présenter les symptômes suivants :

  • Maux de tête
  • Perte de vision sur les côtés et plus rarement vision double

Comment fait-on le diagnostic de l’hyperprolactinémie?

Le diagnostic est fait par une simple prise de sang. Si la prolactine est plus élevée que la normale, il s’agit d’une hyperprolactinémie.  Parfois, votre médecin peut demander de répéter ce test.

Quelles sont les principales causes d’hyperprolactinémie?

  • La grossesse
  • Un stress ou l’exercice physique intense
  • La prise de certains médicaments
  • L’hypothyroïdie
  • Une tumeur bénigne sur votre hypophyse, appelée prolactinome
  • Un dysfonctionnement de votre hypophyse
  • D’autres problèmes médicaux
  • Parfois il n’y a pas de cause identifiable

Comment trouve-t-on la cause de l’hyperprolactinémie?

Voici les tests qui peuvent être demandés :

  • Aucun test : si la prolactine est élevée de façon naturelle (par exemple durant la grossesse) et certaines autres situations.
  • Prises de sang : pour identifier certains problèmes médicaux
  • Résonance magnétique de l’hypophyse (IRM) : cet examen est demandé lorsque votre médecin suspecte une anomalie de votre hypophyse. Cet examen permet d’obtenir des images très précises de celle-ci.  

Notez que d’autres tests sont parfois nécessaires, selon votre situation.

Quels sont les traitements possibles de l’hyperprolactinémie?

Le traitement de l’hyperprolactinémie dépend de la cause, de sa sévérité et de vos caractéristiques personnelles (âge, symptômes, désir de grossesse, autres problèmes de santé). Dans la majorité des cas, elle se traite bien. Votre médecin pourra discuter avec vous des différentes options.  

  • Parfois, aucun traitement n’est nécessaire.
  • Si un médicament est en cause, un changement de médication pourrait être envisagé par votre équipe médicale.
  • Médication :
    • C’est le principal traitement de l’hyperprolactinémie, en particulier du prolactinome. Il existe des médicaments pour diminuer la prolactine dans votre organisme et ainsi réduire ou faire disparaître les symptômes.  
    • Ces médicaments sont très efficaces.
    • Ces médicaments sont en général bien tolérés.  Parfois, ils peuvent causer des étourdissements ou des maux de cœur, surtout au début du traitement.
    • Si les effets secondaires persistent, ou si le médicament n’est pas assez efficace, votre médecin pourra essayer un autre médicament de la même famille. Notez que la prise des médicaments le soir diminue souvent les effets secondaires.
  • Remplacement hormonal :
    • Dans certains cas, on ne traitera pas l’hyperprolactinémie, mais plutôt ses conséquences, soit la baisse d’hormones.  Chez la femme, on pourra prescrire la pilule contraceptive ou d’autres formes d’hormones; chez l’homme, on pourra prescrire des suppléments de testostérone.  Si c’est votre cas, votre médecin pourra vous décrire les effets secondaires.
  • Chirurgie :
    • Dans certains cas de prolactinomes où les médicaments sont inefficaces ou non-tolérés, une chirurgie peut être nécessaire pour traiter l’hyperprolactinémie. Cette chirurgie requiert une hospitalisation et est faite par un neurochirurgien.
  • Notez que le traitement de l’hyperprolactinémie peut améliorer la fertilité.  Si vous ne voulez pas de grossesse, il faut planifier une contraception adéquate, que votre hyperprolactinémie soit traitée ou non.

Comment suit-on l’évolution de l’hyperprolactinémie?

Le suivi de l’hyperprolactinémie se fait par des prises de sang.  La fréquence peut varier selon votre situation. Les rendez-vous en endocrinologie pour suivre les symptômes font aussi partie du suivi.

Si vous présentez une anomalie de votre hypophyse, des résonances magnétiques seront également demandées au suivi selon l’avis de votre médecin traitant.

Important :

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Cependant, votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Notez aussi qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information que des nouveautés peuvent être apparues, raison de plus pour vous fier à votre médecin.

Hypertension artérielle et glandes surrénales

Vous avez une pression artérielle anormalement élevée malgré l’utilisation de plusieurs médicaments visant à diminuer votre pression?  Votre problème est peut-être relié aux glandes surrénales.

Que sont les surrénales?

Ce sont deux petites glandes qui, comme leur nom l’indique, sont situées au-dessus des reins. Elles fabriquent plusieurs hormones pouvant influencer la pression artérielle. Ces hormones sont généralement libérées dans le sang en réponse au stress (par exemple lors d’un accident, d’une maladie grave, d’une intervention chirurgicale ou d’une chute de pression artérielle).

Les surrénales fabriquent les catécholamines (adrénaline, noradrénaline et dopamine), qui accélèrent la fréquence cardiaque, augmentent la pression artérielle et favorisent le flot sanguin vers les muscles. Ces hormones sont généralement relâchées en grande quantité en cas de stress intense pour faciliter la lutte ou la fuite face à un danger.

Les surrénales fabriquent aussi plusieurs autres hormones dont le cortisol (cortisone naturelle) et l’aldostérone. Ces hormones jouent également un rôle dans le maintien de la pression artérielle ainsi que dans plusieurs autres processus naturels nécessaires au bien-être du corps.

Comment les surrénales peuvent-elles perturber la pression artérielle?

Chez certaines personnes les cellules de la surrénale se dérèglent et libèrent des hormones  en quantité exagérée; cela mène à une élévation anormale de la pression. Ce surplus d’hormones rend parfois l’hypertension difficile à contrôler avec les  médicaments habituellement utilisés pour faire diminuer la pression.

Les cellules de la surrénale peuvent se regrouper sous forme de bosses appelées nodules. Ces nodules peuvent être la cause de l’excès d’hormones. Cependant,  il est fréquent de voir des nodules qui ne sécrètent pas d’hormones et qui ne sont pas liés à l’élévation de la pression artérielle.

Quelles sont les principales causes d’hypertension en lien avec les surrénales?

Le phéochromocytome, qui se caractérise par un excès de catécholamines, peut causer des montées importantes de pression artérielle, parfois subites, pouvant être associées à des maux de tête, des chaleurs et des tremblements. On peut aussi ressentir des battements de coeur forts et rapides.

Le syndrome de Cushing, qui se caractérise par un excès de cortisol, peut causer une prise de poids progressive et importante qui touche particulièrement le tronc (abdomen, thorax, cou) ainsi qu’un visage rougeaud et gonflé. La peau peut présenter des vergetures d’un rose violacé, des ecchymoses (des bleus) et une cicatrisation lente. Les femmes peuvent présenter une pousse de poils accrue, de l’acné et des menstruations irrégulières. Cet excès d’hormone peut favoriser l’apparition d’un diabète sucré ou l’empirer s’il est déjà présent.

L`hyperaldostéronisme primaire, qui se caractérise par un excès d’aldostérone, se manifeste par une élévation chronique de la pression sanguine souvent difficile à traiter. Parfois ceci est accompagné d’un taux bas de potassium dans le sang.

Quand doit-on suspecter une cause surrénalienne à l’hypertension?

Bien que ces maladies soient plutôt rares, votre médecin ou endocrinologue peuvent envisager ces diagnostics lorsque les symptômes mentionnés ci-dessus sont marqués et persistants ou lorsque votre pression artérielle demeure mal contrôlée malgré l’ajout de plusieurs antihypertenseurs pris assidument. Des tests spéciaux peuvent alors être faits pour vérifier si ces maladies sont présentes.

Si un nodule surrénalien est trouvé par hasard lors d’un test de radiologie, il est probable que votre médecin demande des examens pour évaluer les hormones produites par vos surrénales.

Quels sont les traitements pour une hypertension liée aux hormones surrénaliennes?

Initialement des médicaments seront ajustés afin de diminuer les effets du surplus d’hormones, le but étant de contrôler dans la mesure du possible votre pression artérielle.

Dans certains cas, une chirurgie pourrait être indiquée pour enlever la surrénale atteinte. Il est possible de vivre avec une seule glande surrénale. Il se peut tout de même que certains médicaments soient nécessaires à long terme afin de contrôler votre pression artérielle et d’éviter d’autres problèmes liés à ces excès d’hormones.

Important :

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Cependant, votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Notez aussi qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information que des nouveautés peuvent être apparues, raison de plus pour vous fier à votre médecin.

Cancer de la thyroïde

Vous avez appris que vous que vous aviez un cancer de la thyroïde. Cette annonce peut vous rendre inquiet. C’est tout à fait normal. Cette fiche vous aidera à mieux comprendre votre maladie et à diminuer l’inquiétude.

Qu’est-ce que la thyroïde?

La thyroïde est une glande en forme de papillon située au niveau du cou, quelques centimètres sous la pomme d’Adam. Normalement, il est impossible de voir ou de toucher la thyroïde à travers la peau.

À quoi sert la thyroïde?

Le rôle principal de la thyroïde est de fabriquer des hormones thyroïdiennes qui contribuent au fonctionnement normal du corps.

  • La thyroxine (T4)
  • La triiodothyronine (T3)

Quels sont les rôles des hormones thyroïdiennes?

Les hormones thyroïdiennes ont un effet dans tout le corps, notamment sur le cœur, le système digestif et les reins. Entre autres, elles contribuent

  • À la croissance et au développement des os;
  • Au développement du tonus et au fonctionnement des muscles;
  • Au fonctionnement du cœur;
  • À la régulation de la température;
  • Au maintien de la fonction du cerveau chez l’adulte;
  • À l’hydratation de la peau;
  • Au maintien d’une bonne digestion.

Comment fonctionne la thyroïde?

La thyroïde ne fonctionne pas seule. Elle est contrôlée par une hormone sécrétée par l’hypophyse, la thyréostimuline (TSH).

Qu’est-ce que le cancer de la thyroïde?

Le cancer de la thyroïde survient lorsque des cellules de la glande thyroïde subissent une mutation génétique et deviennent cancéreuses. Ces cellules se multiplient à une vitesse anormale, plus rapide et de façon désordonnée, ce qui entraîne la formation d’une masse que l’on nomme tumeur.

Il existe plusieurs types de cancer de la thyroïde :

  • Papillaire et ses variantes
  • Folliculaire/Hürthle
  • Médullaire
  • Pauvrement différentié
  • Anaplasique

Qui est le plus touché par le cancer de la thyroïde?

Le cancer de la thyroïde est le cancer le plus fréquent du système endocrinien. Au-delà de 1400 Québécois reçoivent chaque année ce diagnostic. L’incidence de ce cancer est à la hausse depuis quelques années. Le cancer de la thyroïde atteint plus souvent les femmes que les hommes. La plupart des gens qui développent un cancer de la thyroïde sont âge entre 25 et 65 ans.

Le cancer de la thyroïde se traite-t-il bien?

Le pronostic à long terme est excellent avec des taux de survie dépassant les 90%.

Quels sont les signes et les symptômes du cancer de la thyroïde?

Le cancer de la thyroïde peut parfois se manifester par certains symptômes, mais attention, car d’autres maladies peuvent causer les mêmes symptômes. Souvent, les gens ne présentent aucune manifestation.

Les symptômes suivants peuvent indiquer la présence d’un cancer de la thyroïde et doivent être évalués par le médecin :

  • Bosse dans le cou;
  • Enflure des ganglions du cou;
  • Voix rauque;
  • Difficulté à avaler;
  • Difficulté à respirer.

Pourquoi ai-je un cancer de la thyroïde?

Le pronostic à long terme est excellent avec des taux de survie dépassant les 90%.

Quels sont les signes et les symptômes du cancer de la thyroïde?

Le cancer de la thyroïde peut parfois se manifester par certains symptômes, mais attention, car d’autres maladies peuvent causer les mêmes symptômes. Souvent, les gens ne présentent aucune manifestation.

Les symptômes suivants peuvent indiquer la présence d’un cancer de la thyroïde et doivent être évalués par le médecin :

  • Bosse dans le cou;
  • Enflure des ganglions du cou;
  • Voix rauque;
  • Difficulté à avaler;
  • Difficulté à respirer.

Pourquoi ai-je un cancer de la thyroïde?

La plupart des cancers de la thyroïde se déclarent sans raison évidente.  Certains facteurs augmentent le risque de développer cette maladie :

  • L’exposition à la radiation au niveau du cou.
  • Les antécédents familiaux de cancer de la thyroïde

Quels sont les traitements possibles du cancer de la thyroïde?

Le choix de votre traitement peut faire l’objet d’une discussion de groupe de médecins spécialistes (chirurgiens, oncologues, endocrinologues, spécialistes en médecine nucléaire, radio-oncologues et radiologistes). Il dépend des caractéristiques de votre cancer, de l’endroit où il est situé et de son stade. Votre âge, votre état de santé global ainsi que votre avis sont également pris en compte dans le choix de vos traitements.

Le traitement du cancer de la thyroïde peut être une combinaison de plusieurs types de traitements. Cependant, chaque personne qui reçoit un diagnostic de cancer de la thyroïde ne nécessite pas l’ensemble de ces traitements.

Parmi les traitements habituels, notons :

  1. La chirurgie : La chirurgie vise en général à enlever en totalité la thyroïde. On nomme ce type de chirurgie thyroïdectomie.
  2. L’hormonothérapie : La prise d’hormone thyroïdienne (L-Thyroxine ou Synthroïd®) remplace le fonctionnement de la glande thyroïde et ralentit la croissance des cellules thyroïdiennes cancéreuses si présentes suite à la chirurgie.
  3. Le traitement a l’iode radioactif : Le traitement à l’iode radioactif consiste à avaler un comprimé qui contient une quantité d’iode radioactif. L’iode radioactif est capté par les cellules thyroïdiennes normales et cancéreuses. Une fois l’iode radioactif capté, ces cellules sont détruites.
  4. La radiothérapie externe: Traitement par radiation qui permet de diriger un faisceau de rayons vers la tumeur. Ce traitement  détruit les cellules cancéreuses qui se retrouvent dans la trajectoire du faisceau.
  5. La chimiothérapie : Administration de médicaments, soit dans vos veines, soit par comprimés, afin de détruire les cellules cancéreuses.

Quels tests permettent de suivre l’évolution de mon cancer de la thyroïde?

Le suivi régulier et à long terme est important dans le traitement du cancer de la thyroïde. Au cours de votre cheminement, vous devrez passer différents examens qui permettront à l’équipe soignante d’effectuer le suivi de la maladie et d’ajuster votre traitement.

L’examen physique :

  • La palpation de votre cou : Examen qui permet au médecin d’évaluer s’il n’y a plus de masse dans votre cou.

Les dosages sanguins :

  • La prise de sang : Technique qui permet de doser plusieurs substances ayant un lien avec le cancer de la thyroïde :
    • TSH (thyroid stimulating hormone): Le dosage de la TSH permet de déterminer le niveau de Synthroïd ® et d’ajuster votre traitement. On vise un niveau de TSH en dessous de la normale.
    • Les hormones thyroïdiennes T3 et T4 :Le dosage de la T3 et la T4 est utile, en combinaison avec la TSH,  pour déterminer le niveau d’hormones dans votre sang.
    • Thyroglobuline (Tg) : La thyroglobuline est une protéine qui est créée par les cellules thyroïdiennes  normales ou cancéreuses. Le dosage de la Tg auprès une chirurgie permet de détecter la présence de cellules thyroïdiennes normales ou cancéreuses et parfois la récidive de la maladie. C’est le marqueur tumoral.
    • La calcitonine : Cette protéine est produite par les cellules qui donnent le cancer médullaire de la thyroïde. Elle sera dosée seulement si vous avez un cancer médullaire de la thyroïde.

Ces données sont essentielles pour suivre l’évolution du cancer de la thyroïde, pour préparer les traitements et pour l’ajustement du Synthroid®.

Les tests d’imagerie :

  • Échographie du cou : Examen utilisant des ultrasons permettant de visualiser l’endroit où était la thyroïde et les ganglions.
  • Scintigraphies pancorporelle :Examen qui consiste à ingérer une capsule d’iode radioactif (ou de technicium). Une fois ingéré, ce produit est capté par les cellules thyroïdiennes. Ce test permet de visualiser les parties restantes de votre thyroïde après la chirurgie ou les cellules thyroïdiennes qui seraient situées ailleurs dans votre corps (métastases). Cette technique est sécuritaire, la dose de radiation reçue lors de l’examen est minime. Cette technique est habituellement utilisée juste avant et suite au traitement à l’iode radioactif.
  • Tomodensitométrie (SCAN ou TACO): Examen qui utilise des rayons X pour donner des images détaillées.
  • Tomographie par émission de positron (TEP) : Examen qui produit des images détaillées. Il permet d’évaluer le fonctionnement des lésions détectées.

Attention, vous pouvez avoir à effectuer d’autres examens. Vos médecins décident des examens pertinents, selon votre cas.

Surveillance

Quels éléments dois-je surveiller?

Si vous remarquez une bosse dans votre cou ou présentez une aggravation de vos symptômes, communiquez avec votre infirmière pivot ou avec votre médecin. Ceux-ci pourront répondre à vos questions et vous orienter vers les professionnels appropriés le cas échéant.

Important :

Nous espérons que cette fiche a pu répondre à certaines de vos questions. Cependant, votre médecin demeure la personne la plus apte à bien vous conseiller sur votre condition individuelle.

Notez aussi qu’au moment où vous lisez cette capsule d’information que des nouveautés peuvent être apparues, raison de plus pour vous fier à votre médecin.

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